Trader chez Betclic : analyse d’une interview

par David Tennerel

Je suis très très heureux de vous retrouver dans cette vidéo puisque aujourd’hui, je vais commenter un article qui est sorti dans la presse cette semaine. C’est l’interview de Martin Houdbine. C’est un trader chez Betclic. Vous allez voir dans cette vidéo que dans son interview, il y a énormément de choses intéressantes. On va donc la décrypter ensemble, c’est parti.

 

Value bet dans les paris sportifs

Alors la première chose que je trouve intéressante dans cette interview, c’est déjà le titre. C’est une citation de Martin Houdbine qui dit « on fait rarement de grosses erreurs« . Ça c’est quelque chose qu’évidemment n’importe quel parieur peut confirmer. Pour rappel un parieur sportif, pour générer des gains sur le long terme, il va devoir jouer ce qu’on appelle un value bet.

Un value bet c’est une cote qui est mal ajustée par le bookmaker. C’est une cote qui est trop haute par rapport à la réelle probabilité de réalisation de l’événement. Alors ici Martin Houdbine dit qu’il fait rarement de grosses erreurs chez Betclic. Effectivement, très rarement on va avoir une cote, par exemple à 4, qui en réalité vaut 2. Les grosses erreurs de ce type sont vraiment très rares chez les bookmakers.

On nous rappelle donc ici, dès le début de cet article, que gagner aux paris sportifs n’est pas quelque chose de facile. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle 90 ou 95% des parieurs sont des parieurs perdants sur le long terme.

 

Qu’est-ce qu’un trader en paris sportifs ?

Alors on descend un petit peu dans cet article et Martin Houdbine nous dit : « trader en pari sportif est un métier très particulier, il mêle connaissances du sport, mathématiques et grande expérience des événements. On ne devient pas trader en paris sportifs du jour au lendemain« . Alors c’est vrai que c’est quelque chose qui peut paraître logique mais c’est bien de le rappeler.

Ça veut dire que le métier de trader chez Betclic ou chez un autre bookmaker et le métier de parieurs professionnels, sont deux métiers qui sont très similaires. Dans ces deux métiers, l’objectif est de déterminer les réelles probabilités des différents événements sportifs. Le trader détermine les réelles probabilités et en déduit des cotes. Le parieur va lui analyser ses cotes et il va déterminer si la probabilité qu’elle représente est vrai. Concrètement, il détermine si le bookmaker s’est trompé. Ce sont ainsi deux métiers très similaires.

 

Devenir un trader sportif

Pourquoi j’ai trouvé ça intéressant ici, que Martin Houdbine nous qu’on ne devient pas trader sportif du jour au lendemain, c’est que c’est tout simplement la même chose quand on veut devenir un parieur gagnant ou un parieur professionnel. C’est quelque chose qui ne se fait pas du jour au lendemain. Il n’y a pas de méthode miracle ici pour déterminer des cotes qui sont mal ajustées chez le bookmaker. Il va falloir travailler et gagner en expérience.

Donc ici effectivement, si vous êtes un parieur débutant bas, on ne peut pas forcément l’imaginer tout de suite battre le trader sportif chez Betclic dès qu’il commence à jouer. C’est vraiment pour ça qu’il y a autant de parieurs qui sont perdants sur le long terme. Ce sont des parieurs qui n’ont pas réellement travaillé les paris sportifs et qui voient cela comme quelque chose de facile. Sur le long terme on se rend souvent compte que c’est beaucoup plus difficile que qui n’y paraît.

 

Comment fonctionnent les cotes ?

Ensuite quand on descend encore, ce que j’ai trouvé intéressant c’est quand le journaliste demande « comment fabrique-t-on une cote de paris sportifs ?« . C’est quelque chose d’assez logique pour la plupart des parieurs mais c’est un bon rappel. La côte représente une probabilité. Ici on nous dit qu’effectivement, si le bookmaker propose une cote de 2 contre 1, cela représente pour simplifier, une probabilité de 50% de chance de gagner.

Le trader chez Betclic va lui déterminer les probabilités. Il va en déduire la cote qui est en lien direct avec ses probabilités. Derrière, comme je disais tout à l’heure, le parieur va devoir déterminer si cette cote de 2, qui représente 50% de chances de gagner, est bien ajusté et si le bookmaker ne s’est pas trompé.

 

Les outils mathématiques pour fixer une cote

Aider les traders

Le journaliste demande ensuite : « comment faites-vous pour évaluer qu’une équipe à 50% de chances de gagner ?« . C’est vrai que l’on peut se dire que ça paraît quand même compliqué de déterminer avec précision le pourcentage de chances qu’à une équipe de gagner. Ou un joueur de marquer. Ou un joueur de gagner le premier set en tennis. C’est quelque chose qui semble assez pointu.

Là, le trader chez Betclic, nous répond qu’ils sont assistés par des outils. Des outils mathématiques. Pour rebondir là-dessus, il y a effectivement, énormément d’entreprises qui proposent aujourd’hui leurs services ou bookmakers. Ça veut dire que la plupart des bookmakers aujourd’hui, ne cotent pas eux-mêmes les différents matchs qu’ils proposent. Ils vont faire appel à des entreprises extérieures qui sont spécialisées dans les statistiques. Par exemple Sportradar. C’est l’une des entreprises les plus connues.

 

Elle va compiler toutes les statistiques possibles et en déduire des cotations pré-match pour les différents événements sportifs. Sports radar va revendre aux bookmakers directement ses cotations. Sur le marché français il y a une quinzaine de bookmakers. Tous ne vont pas déterminer eux-mêmes les cotes des différents événements sportifs. Ils n’ont pas tous leurs traders qui vont déterminer les cotes pour chaque événement. Non. Ils achètent les informations à des entreprises extérieures qui vont directement leur transmettre les cotations.

Ajuster les cotes par rapport au marché mondial

Après il y a quelque chose qui est très intéressant. Une fois qu’ils utilisent ces outils, qu’ils ont utilisé ces outils donnés par des entreprises extérieures, il y a un autre travail à réaliser pour ajuster les cotes. Cela va être de regarder ce que font les concurrents. Ils déterminent leurs cotes grâce à leurs outils statistiques, les entreprises qui leur vendent des informations, et derrière pour ajuster leur cote, ils vont les comparer, par exemple chez Betclic, à celles des autres bookmakers sur le marché.

Les marchés mondiaux et notamment sur les bookmakers asiatiques sont ceux qui ajustent le mieux leurs cotes qui sont plus proches de la réelle probabilité de réalisation des événements. On peut donc imaginer que même une entreprise comme Betclic va regarder ce que font les bookmakers asiatiques comme Pinnacle. Ils vont un petit peut ajuster leur cote en fonction de ça.

 

Rendre une cote attractive

Alors là on a encore un élément extrêmement intéressant. On nous dit que si on prend le match aller de la ligue des champions entre le Barça et le PSG, les opérateurs de jeux vont avoir une approche différente si on est français ou espagnol. Les parieurs en france vont plutôt parier sur le PSG et les parieurs en Espagne vont plutôt parier sur le Barça.

Le but pour eux, Martin Houdbine l’explique dans l’article, c’est d’ajuster la cote pour que le trade soit équilibré. Ça veut dire qu’ils ne veulent pas que tout le monde parie sur le PSG. Si tout le monde parie dessus il y a deux possibilités. Soit le PSG gagne et donc le bookmaker va perdre énormément d’argent parce qu’il va falloir payer les joueurs. Soit le Barça gagne et tous les parieurs qui sont chez Betclic ont perdu énormément d’argent. Il n’y a plus d’argent à jouer.

Je schématise mais en grossomodo, aucune des deux situations ne sont intéressantes chez Betclic. Si les parieurs n’ont plus d’argent sur leur compte Betclic il ne joue plus aux paris sportifs non plus. L’idée pour les traders chez betclic va donc être d’équilibrer au maximum le trade pour que les mises s’ajustent elles-mêmes en fonction des cotes. Ainsi, peu importe si le PSG gagne, si le Barça gagne ou s’il ya match. Quoi qu’il arrive le bookmaker, en l’occurrence Betclic, fait des bénéfices et en même temps une partie des joueurs gagne de l’argent. En quoi cela est-il intéressant ? Ça rejoint un point très important dans les paris sportifs, notamment quand vous faites de la recherche de statistiques, à savoir les biais.

 

L’influence des biais dans les paris sportifs

En fait Martin Houdbine nous dit clairement que, oui les bookmakers s’ajustent à ce que font les parieurs. Les bookmakers eux n’ont pas forcément pour objectif d’éliminer absolument tous les value bet. Ils n’ont pas forcément pour objectif de faire en sorte que les cotes soient absolument bien ajustées par rapport aux réelles probabilités de réalisation des événements. Leur objectif est juste d’équilibrer les trade pour que, peu importe l’équipe qui l’emporte, ils engendrent de leur coté de l’argent.

C’est quelque chose de très intéressant pour nous parieur. Finalement les bookmakers ne chassent pas les value bet. Ils veulent juste équilibrer le trade. C’est ce qui nous permet d’avoir encore beaucoup de value bet disponibles.

Dans la suite de l’article Martin Houdbine nous partage encore quelque chose d’intéressant. Il dit que plus les bookmakers vont sortir les cotes tardivement, ça veut assez proche du début d’une rencontre, moins ils se mettent en danger. Plus on approche du début de la rencontre et que informations sont sorties, plus les cotes sont bien ajustées notamment chez les bookmakers asiatiques, moins les bookmakers prennent de risques. Cela confirme quelque chose qui est très intéressant. En ouverture de marché, une semaine avant une rencontre par exemple, les bookmakers font énormément d’erreurs. Il y a des grosses erreurs de cotation longtemps avant les matches. Par contre une heure avant un match, les cotes sont généralement très bien ajustées et les value bet sont assez rares.

 

Tipsters et chute de cote

Dans la suite de l’article encore, on parle des tipsters, des influenceurs qui peuvent faire chuter une cote. Or Martin Houdbine répond évidemment que quand un tipster envoie un pronostic et qu’il est suivi par beaucoup de parieurs, cela peut entraîner une chute de cote. Pour le coup ici, je ne pense pas que des mises importantes, par exemple chez betclic ou chez tous les bookmakers, les soft book, entraînent des chutes de cote.

Je pense que les cotes chutent sur les bookmakers asiatiques avec les mises de certains parieurs, entraînant d’abord leur propre chute de cote. Dans un deuxième temps seulement, cela entraîne la chute de cote chez les soft book comme chez Betclic puisque ces types d’entreprises vont se calquer sur les cotes qui sont en vigueur sur les bookmakers asiatiques. Effectivement quand un gros influenceur ou un gros parieur va placer des grosses mises, ou même des syndicats paris qui sont des entreprises, des sociétés d’investissements dans les paris sportifs, cela va entraîner une chute de cote mais pas directement chez Betclic. Ça va l’entraîner chez le bookmaker asiatique puis derrière chez Betclic qui recopie un petit peu ce que font les bookmakers asiatiques.

 

Les erreurs de cotations pour gagner de l’argent

Ensuite, les erreurs de cotes existent-elles ? C’est là encore intéressant. Effectivement il y a des erreurs de cotes, on le sait. Sinon s’il n’y en avait pas on ne pourrait pas gagner aux paris sportifs. Le sujet est de savoir combien de temps elles restent affichées et si les gens ont beaucoup parié dessus. On fait rarement de grosses erreurs, nous l’avons dit tout à l’heure dans le titre de l’article, mais très souvent ce sont des erreurs de 0,1 ou 0,2 sur une cote.

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Certes, ce sont des erreurs qui paraissent assez faibles. Par exemple, si une cote est à à 2 au lieu d’être à 1,90 on peut que ce n’est pas une très grosse erreur chez betclic. Cela reste malgré tout une erreur quand même qui est importante. Il faut savoir que si on mise sur une cote à 2 au lieu de miser sur une cote à 1,90, c’est 5 % de retour sur investissement que l’on gagne. Imaginons que si jouer sur une cote à 1,90 rapporte 0 sur le long terme, l’EV est de zéro, jouer à la place une cote a 2 permet de gagner 5 % de retour sur investissement sur le long terme. Sur des centaines des milliers de paris.

Ce sont donc des erreurs qui peuvent paraître faibles au premier abord mais qui en réalité sont vraiment très importantes. Une erreur de 0,2 sur une cote à 2, c’est 10 % de retours sur investissement potentiel. C’est quand même très conséquent.

 

Conclusion

On arrive ensuite à la fin de l’article qui précise au passage qu’aucun employé ou famille dans le foyer n’a le droit de jouer chez Betclic. En revanche ils disent qu’ils peuvent jouer chez les concurrents. Je pense qu’ils sont nombreux à le faire. Pour le coup Martin Houdbine dit que c’est plus du loisir. Personnellement j’ai des doutes. Je pense que quand on a l’expérience d’un trader chez Betclic, on doit être au courant des tonnes de value bet chez les autres bookmakers.

C’est peut-être du plaisir mais il y a à mon avis le moyen de faire quand même pas mal d’argent grâce aux connaissances qu’ils ont et aux outils informatiques auxquels ils ont accès en tant que trader. Donc voilà pour cet article. Globalement je dirais que ça nous apporte quand même pas mal d’informations. Certes il y a des choses que l’on savait quand même déjà. J’espère que cette petite vidéo vous aura plu. Si c’est le cas, n’hésitez pas à la partager ou à liker. De mon côté bien je vous retrouve avec grand plaisir dans une prochaine vidéo. Salut à tous. Ciao.

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