Les bookmakers ne chassent pas les values bets

ParDavid Tennerel

Les bookmakers ne chassent pas les values bets

Salut à tous 

Nouvelle vidéo aujourd’hui dans laquelle je vais traiter un sujet qui est assez peu abordé dans les paris sportifs, qui devient assez technique. Ce n’est pas une vidéo axée purement débutant mais je pense que c’est intéressant de traiter de ce sujet à savoir les values bets. 

Est-ce que les bookmakers font la chasse aux values bets?

Déjà qu’est-ce que c’est un value bet?

Un value bet est une erreur de cotation d’un bookmaker. Les bookmakers ou sites de paris en ligne proposent des côtes pour certains événements par exemple pour la victoire d’une équipe et ces côtes représentent une probabilité. La seule technique pour gagner aux paris sportifs sur le long terme, c’est de jouer des côtes qui sont trop élevées par rapport à la véritable probabilité de réalisation de l’événement. Ça peut paraître technique, mais en gros ce que ça veut dire c’est par exemple une côte qui devrait être à 2 que le bookmaker l’a cotée à 2,2 donc il l’a mise trop haute et donc en jouant cette côte mathématiquement on va générer des gains sur le long terme. Évidemment on peut perdre 1 pari, 2 paris, on peut même être perdant sur 100 paris par contre sur des centaines et des milliers de paris on va générer des gains. Clairement, notre travail, mon travail depuis 4 ans, depuis que je suis des tipsters et même sur mes propres pronostics sur le foot, c’est de détecter ces values bets et je mise sur ces values bets ce qui permet de générer des gains sur le long terme. Donc vous verrez sur internet des tonnes de techniques différentes pour gagner aux paris sportifs mais en tout cas la seule méthode qui fonctionne, qui permet de générer du gain, c’est de jouer des côtes qui sont mal ajustées chez le bookmaker. Il n’y a pas d’autres techniques, peu importe toutes les techniques miracles qu’on peut trouver sur le net, il faut jouer des côtes mal ajustées. 

Est-ce que le bookmaker fait-il la chasse à ces côtes mal ajustées?

J’ai envie de dire oui et non. D’une manière générale, évidemment le bookmaker va essayer d’ajuster le plus possible sa côte à la réalité pour que sa côte se rapproche le plus possible de la véritable probabilité de réalisation de l’événement. Ça permet de ne pas trop perdre d’argent. Par exemple, s’il faisait une erreur flagrante, prenons le PSG qui reçoit l’équipe de Dijon en ligue 1 en ce moment on va dire que la côte serait à 1,30 si jamais le bookmaker côte à 2 contre 1 au lieu de la coter à 1,30, l’erreur sera tellement flagrante qu’ils vont perdre énormément d’argent puisque tout le monde va miser à cette côte sur le PSG. Ce genre d’erreur n’existe pas ou quasiment pas, les bookmakers ne font pas des erreurs aussi flagrantes. Évidemment, le travail du bookmaker, c’est de rapprocher sa côte le plus possible de la réalité pour ne pas qu’il y ait de grosse erreur de son côté et que le pronostic à jouer devienne évident pour les parieurs. A partir de là, s’il a à peu près ajusté la côte comme elle devrait être, son travail ne va pas forcément être de l’ajuster au centième près sur la probabilité réelle de réalisation de l’événement. Son travail avec ses traders va être d’équilibrer le marché pour qu’il y ait autant de mises d’un côté que de l’autre ce qui va faire que finalement peu importe ce qui va se passer dans ce match que ce soit une équipe qui gagne ou l’autre ou match nul et bien le bookmaker va quand même gagner de l’argent quoi qu’il arrive. Peu importe s’il y a une erreur de cotation qui peut être détectable par des parieurs confirmés ou experts du moment que la masse des joueurs équilibre le trade ça lui suffit et ça lui permet de générer de l’argent. Le but du bookmaker n’est pas de jouer de façon inexploitable, c’est de jouer de manière à gagner le plus d’argent, à savoir qu’il y ait autant de mises d’un côté comme de l’autre qui va faire qu’il va gagner quoi qu’il arrive. Au poker, il y a une théorie qui s’est développée ces dernières années qui s’appelle la GTO ça veut dire que l’on joue de manière inexploitable, mathématiquement inexploitable comme un robot ce qui fait qu’on ne peut pas être battu. Dans la théorie ça fonctionne, sauf que quand on joue de cette manière-là, on n’exploite pas le défaut de nos adversaires, ce qu’on aurait pu repérer chez eux puisqu’on va jouer de manière théoriquement optimale. Du coup, on ne peut pas être exploité mais on ne peut pas exploiter non plus le défaut de nos adversaires. Et le bookmaker c’est pareil, il pourrait jouer de manière GTO c’est à dire de manière optimale en mettant ses côtes le plus proches de la probabilité de réalisation de l’événement mais ce n’est pas forcément son but. Son but, c’est d’exploiter les parieurs, c’est à dire que s’il pense que beaucoup de parieurs vont jouer sur telle équipe, peut être qu’il sera intéressant pour lui de baisser la côte de cette équipe quitte à monter l’autre ce qui crée un value bet. Mais finalement, puisqu’il sait que la masse va miser d’un côté, c’est intéressant pour lui financièrement et seuls quelques parieurs aguerris auront détecté qu’il a volontairement mal ajusté les côtes. Donc finalement c’est très positif pour les parieurs professionnels sur le long terme, les parieurs confirmés, ceux qui génèrent des gains tout simplement parce qu’ils vont trouver des values bets. Tant qu’il y aura des parieurs qui perdent de l’argent, qui ne sont pas forcément initiés au betting professionnel, il y aura toujours des values bets car le bookmaker ne cherche pas à chasser forcément les values bets, il cherche juste à gagner le plus d’argent possible plutôt en exploitant les parieurs entre guillemets encore une fois plutôt qu’en jouant de manière théoriquement optimale. 

Donc voilà pour cette vidéo, peut être que c’est un concept avancé et que seule une partie des gens qui auront regardé la vidéo l’auront comprise. Mais les joueurs de poker confirmés en tout cas auront bien compris le concept à mon avis.

Voilà pour cette vidéo, de mon côté je vous retrouve sur le blog parieur-pro.fr ou sur l’espace privé

David 

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David Tennerel administrator